Une reconversion : pour quoi, pour qui ?

Nombreux sont ceux qui rêvent de changer de voie professionnelle. Pour certains, il suffira de modifier les conditions d’exercice pour retrouver motivation, sens et intérêt à sa vie professionnelle. Il s’agira alors d’un changement de statut par exemple ou d’environnement professionnel tout en conservant son cœur de métier.

D’autres s’engageront dans une reconversion. Celle-ci consiste à réorienter sa vie professionnelle en se dirigeant vers un tout autre métier ou en procédant à un transfert de ses compétences vers un autre secteur. Dans les deux cas il s’agit d’un changement d’environnement.

Il n’y a pas d’âge pour se reconvertir

Cependant, on constate deux types de population. Les trentenaires et parfois plus jeunes qui souhaitent se diriger vers un nouveau métier. Pour eux, il s’agit généralement d’une remise en question de leur orientation initiale à l’issue de leur scolarité dans l’enseignement secondaire. Leur motivation est essentiellement de trouver leur voie après s’être engagés dans une direction qui ne leur correspondait pas.

Les quadragénaires et quinquagénaires sont majoritairement concernés par la reconversion. Leurs motifs sont multiples. Ils ont acquis une maturité personnelle et professionnelle qui leur permet d’affirmer leurs choix. La quarantaine s’accompagne d’une période de crise de milieu de vie, assortie d’un bilan de ce qui a été accompli jusque-là. Une mise au point sur les rêves mis de côté initie de nouveaux choix, plus en accord avec soi.

Les politiques de l’emploi, les dispositifs d’aide à la création et reprise d’entreprise, la disparition de certains secteurs, les marchés émergents encouragent l’entrepreneuriat qui séduit de nombreux salariés désireux de se reconvertir.

Une reconversion professionnelle s’accompagne d’une reconversion personnelle

Prendre une autre direction implique une remise en question du parcours réalisé jusque-là. Vie privée et vie professionnelle sont imbriquées et interagissent. Certains métiers influencent fortement le mode de vie qui en découle. Quand les contraintes professionnelles deviennent lassantes, voire envahissantes, la question de la reconversion se pose comme une volonté de créer un mode de vie plus qualitatif.

Le métier lui-même peut être mis en cause, comme source d’insatisfaction, de frustration ou d’ennui. Le sentiment d’en avoir fait le tour amenuise la motivation et conduit à une situation nocive pour le professionnel et son entourage.

Parfois, un syndrome d’épuisement professionnel, un burn-out ouvrira la voie de la reconversion. L’épuisement est tel que seul un changement d’activité peut redynamiser et nourrir une motivation émoussée voire inexistante.

Une reconversion demande du temps et de l’énergie. Elle se construit et s’accompagne étape par étape, généralement par le biais d’un bilan de compétences ou d’un coaching. Dans un premier, il sera question de déconstruire des croyances. Celles-ci alimentent les peurs et freinent le changement. Il s’agira également d’identifier les besoins et inclinaisons. Viendra ensuite le moment de construire un nouveau projet cohérent, réaliste et épanouissant sur de solides fondations.